06 mars 2010
l'homme sans coeur
Il est beau, froid, aux traits droits.
Ses yeux et sa voix m'émoient.
Des histoires, il en a plein,
Le long de ses cheveux noirs
Dans ses beaux yeux embrumés
Je lis un léger dédain,
J'observe un reste de fumée,
Mais cela ne me gène point
Le long de son visage,
Je fais la chasse aux réponses.
MAis rien, ni signe, ni réponses...
Son coeur, c'est secret défense !
Seulement quand il boit
Son joli coeur de glace
dégèle et laisse place
A un très grand feu de joie !
18 octobre 2009
Triste antiquité
Quand mes yeux ont croisé ton profil aquilin
J'ignorais que le vallon de ton visage
Dévasterait en chemin mon coeur et mes mains.
Comment aurais je pu prévoir un tel présage ?
Quand la Monarchie, la grande révolution
Présentèrent Antigone à Napoléon
Il fut alors question de romans, d'émotions
de peine, surtout quand Iseult perdit la raison
Comme ceux qui rencontrèrent Médusa Gorgone
Mes yeux, et ma peau et mon corps devinrent pierre
Bonne à rien, pétrifiée, toujours en arrière
A tes côtés je n'étais plus qu'une conne
On aurait pu faire de cette histoire un conte
Hélas, ici, seule la morale compte.
23 septembre 2009
Moi je fais des SAC !
A quoi ça sert d'avoir des amis si on ne peut pas se servir d'eux ?
C'est vrai ! On les supporte et tout et tout alors pourquoi on ne pourrait pas s'en servir pour se la péter un peu ou pour se rendre plus intéressant ?
Je me fiche de ce que vous pouvez dire, vous savez que j'ai raison et que ça vous est déjà arrivé au moins une fois dans votre vie !
Donc en ce qui me concerne il y a deux potes que je peux utiliser dans une conversation quand il y a un blanc, ou quand je veux épater les gens autour de moi !
Quand la conversation tourne à vide ou que je sais que je n'ai vraiment rien à dire il y a une phrase qui peut sauver la conversation !
" HÉ ! mais tu sais que j'ai des potes dans la mode ?_ non ! C'est vrai ? et ils font quoi ? Comment ils ont fait ? C'est trop cool!!!!!"
Et voilà l'affaire est dans le sac !
Oh ! Tiens c'est marrant ma pote qui bosse dans la mode fait justement des SAC !
Elle est tout aussi étrange que la folle aux chaussures voir carrément déjantée !
A l'entendre elle est cape de tout : "Hé chui cape ! Tu me crois pas ? Bah vas y me crois pas mais jm'en fous chui cape !"
Elle a des délires très particuliers, des expressions bien à elle "hé franch'ment bravo bravo !" et niveau connerie on est servis ! Sérieusement j'ai de la chance de l'avoir dans ma vie, tout le monde n'a pas la chance de connaître une fille qui imite Buzz l'éclair un bras en l'air tout en criant "Vers l'infini et au delà !" tout en montant un escalator.
Vous allez mal ? mais demandez lui de vous raconter sa journée et je vous promets ça ira mieux après !
Elle danse sur les quais de RER, de métro, elle ne peut pas s'empêcher de prendre les gens en photo dans le RER (oui je sais elle est gravement atteinte...), elle crie tout le temps, elle n'est pas discrète, je crois que boulet est son deuxième prénom mais information très importante ! Elle ASSUME ! Dans un concert posez la au milieu d'une foule, revenez deux minutes plus tard et c'est la pagaille tout le monde pousse tout le monde.
Que dire d'une fille qui imite à la perfection tata suzanne, qui mets du 44 parce que le 40 n'était pas dispo et qui trouve ça très drôle ! Une fille qui adore son petit ventre, qui fait du tam tam dessus et qui déprime parce qu'elle a maigri un peu !
Que dire d'une fille qui aime de tout son coeur, de tout son être, qui serait capable de mourir pour... SA VOITURE !
Que dire d'une fille qui dit "salut" à votre père et qui lui fait le "tchek" quand elle le voit, qui vous traite de pétasse parce que vous avez une coiffure de princesse et pas elle !
Que dire d'une fille qui est capable de chanter GHOSTBUSTERS dans une maison de retraite si vous le lui demandez ! et au passage qui vous fait un porte monnaie avec votre prénom dessus de brodé !
Moi je dis merci ! Merci de faire partie de ma vie !
Espece de carry Bradshaw va
Le jour ou j'ai signé ce putain de contrat d'amitié je ne me doutais pas qu'elle serait capable de donner un bout de sa vie pour la mienne mais je me doutais encore moins qu'elle serait capable de donner ma vie pour une paire de Louboutin !
( C'est bon de savoir que notre valeur lucrative s'élève au minimun à 4OO euros )
Les amis ont les choisit contrairement à sa famille mais desfois on rencontre des caractères biens singuliers !
Je ne sais plus combien de paires de chaussures elle a dans sa pendrie mais ça dépasse, il y en a partout dans sa chambre et elle a une chambre de taille raisonnable alors je vous assure que ce n'est pas la taille de la chambre qui pose problème mais le nombre de paires de chaussures.
On se connait depuis une demie décénnie, presque six ans et elle a toujours ses baskets de l'époque que (je précise) elle ne met plus !
Sa fréquence ? hum je dirai une paire par mois, je pense qu'à ce niveau là on parle de frénésie non ?
C'est fou elle doit être celle dans mon entourage qui a le dos le plus abîmé, que s'il fallait un certificat médical pour porter des talons hauts le médecin écrirait sans hésiter " SURTOUT PAS " mais bien sûr c'est celle qui porte les talons les plus hauts.
elle m'a initié il y a maintenant trois ans alors je ne m'en sors pas trop mal mais de là à marcher sur des talons de 12 cm sans me péter le coccyx il y a de l'espoir. Surtout que malgré toute la bonne volonté que j'y mets je suis incapable de passer une soirée ou une journée entière sans avoir l'impression qu'un escargot à mis le feu à ma voûte plantaire pour se venger de l'avoir ecrasé ( oui j'ai un nombre d'escargocide assez important à mon actif, si on pouvait être emprisonné pour ça je crois que je prendrais cher!!! )
Pour elle non, y a pas de problème : et vas y que je te mets des talons de 12 centimètres et que je te fais un petit pas chaloupé pour bien te foutre la haine !
Elle me disait l'autre fois qu'elle était en panne d'inspiration pour écrire ses chansons (oui parce que c'est une artiste ^^, quoi? Ah ! vous comprenez tout !) mais j'ai envie de lui dire "Hé Mary lou si t'en as marre des refreins geinards parce que les trucs gais ça existe aussi écris sur tes chaussures !"
D'une tu leur dois bien ça, elles ont supporté tes soit disant "horribles doigts de pied" ( oui c'est bizarre elle vénère les chaussures mais a horreur des pieds....)
De deux avec tout ce que tu as à leur dire on en a pour une bonne decennie musicale et il se pourrait bien qu'en écoutant tes "chansons pour les pieds" (non je ne suis pas fan de jean jacques goldman) certains prennent le leur, de pied !
22 septembre 2009
Fac rime avec fuck
Je crois que si on devait à l'heure d'aujourd'hui trouver un contraire au mot "organisation" ce serait "fac" !
Les inscriptions ont repris quelles soient pédagogiques ou administratives tout le monde doit s'occuper tout seul de ses petites inscriptions pour bien faire son année ! Je pense que pas mal de personnes seront d'accord avec moi pour dire que les inscriptions sont la bête noire des étudiants surtout ceux qui arrivent en première année. J'ai déjà pas mal de personnes prêtes à temoigner et à confirmer : Dans ces moment là, fac rime avec fuck !
Comme je disais, les inscriptions ont repris et hier c'était le premier jour (réunion de pré rentrée puis inscriptions pédagogiques). La réunion de pré rentrée consiste (dans la théorie) à rassurer les premières années, à leur expliquer le déroulement de l'année et à les "guider" sur ce qui les attend. Ayant eu droit à cette réunion l'an passé je peux dire que la pratique est très différente de la théorie ou alors rassuré ne doit pas vouloir dire la même chose pour eux que pour nous les "ex lycéens" futurs "fackiens". Je crois que pour les âmes les plus sensibles d'entres nous ou les personnes les moins sûres d'elles cette réunion est tout sauf un moyen de rassurer les nouveaux ! Quand on ressort de l'amphi on voudrait se retrouver un, deux ou trois ans en arrière et se dire qu'on a encore le temps de se prendre la tête.
Mais le pire reste à venir.... LES INSCRIPTIONS PÉDAGOGIQUES !!!
Alors là c'est un moment horrible, un moment de solitude intense ! On se retrouve avec une fiche et un emploi du temps et il faut remplir cette fiche avec des codes impossible à comprendre qui sont quand même assez important car ils correspondent aux cours auxquels on va assister et nous permettent de nous inscrire et de choisir nos cours. Si on ne s'inscrit pas, on n'a pas de partiels.
A cet instant c'est "débrouille toi et dépêche toi si tu veux avoir les horaires qui t'arrangent le plus."
Il arrive qu'il y ait des cours qui se supperposent ds l'emploi du temps, qu'on ne puisse rien faire et quand on cherche une solution auprès d'une personne qui est là (soit disant pour aider) qu'on se prenne un "débrouillez vous, vous n'êtes plus au lycée on va pas le faire pour vous."
Il arrive aussi qu'il n'y ait plus de place pour le seul cours ou vous pouviez assister.
Je crois que c'est à ce moment là que pas mal de mes compatriotes dont moi sont partis pleurer dans les toilettes ou sont rentrés chez eux honteux quand leur parents leur demandent : "Alors ces inscriptions?" et qu'ils rougissent car ils ont passé cinq heures là bas et qu'ils ne sont toujours pas inscris !
C'est ce souvenir là que je garde de ma première pré journée, un souvenir démoniaque et apparemment c'est la même pour tous mes potes.
Et à voir la tête des premières année hier je pense qu'ils en garderont le même souvenir.
Il fallait les voir affolés devant le panneau d'affichage a essayer de choisir leurs cours tout en tentant de comprendre ce qu'il fallait faire avec cette putain de fiche à la con.
C'est dégueulasse ce que je vais dire mais j'étais tellement heureuse d'avoir vécu ça avant et de faire ça en quinze minutes, de les voir galérer. Un vrai jeu d'enfant, genre les mains dans le dos et les yeux fermés tout en sifflant la lutte finale. si si c'est vrai !
J'en ai aidé quelques un et j'avoue je me la suis un pétée un peu, tellement fière de ne pas flippée et de ne pas me retrouver aux bord des larmes comme lors des premières inscriptions !!!
J'ai toujours eu l'impression qu'avant d'entrer dans la fac il fallait que je respire un bon coup avant de passer les portes.
Une chose est sûre avec la fac on apprend à relativiser, et tous les proverbes à la con du style "il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions" prennent tous leur sens !
Le "oulalala j'ai pas de cours en anglais comment je vais faire c'est horrible, c'est la fin du monde (pleures)" se transforme en "Bon bah j'ai intéret à draguer l'intello pour récuperer ses cours..."
(certifié, testé et approuvé !)
Mais faut pas croire la fac c'est bien même si pour certains l'adaptation est dure et longue c'est vraiment bien ! Passé la phase houleuse des inscriptions et le premier mois on se rend compte qu'on a bien fait de ne pas faire d'écoles ni de prépas et on comprend aussi (accéssoirement) pourquoi les personnes qui vont à la fac ont la réputation de "glandeurs"
Personnellement j'ai l'habitude... J'ai fait littéraire !
Rêve ta vie en couleur c'est le secret du bonheur...
Il y a un truc que je n'ai jamais compris, quelque chose qui m'a toujours dérangé : Pourquoi Peter Pan est attiré par Wendy?
C'est vrai ! C'est une question assez utile qu'il faut se poser à un moment ou à un autre dans sa vie !
De récents évênements m'y ont fait penser et je trouve que le sujet mérite reflexion.
Le coeur de Peter Pan est partagé entre Wendy, le capitaine crochet, Clochette et les enfants perdus. Il ne pense qu'à s'amuser avec eux et à tourmenter le capitaine crochet. C'est un enfant qui ne connait pas grand chose de la vie et je suis consciente que lui préter une relation avec Wendy semble quelque peu déplacé voir pervers mais on sait tous que si on changeait un peu le contexte temporel de l'histoire, Peter Pan se taperait Wendy !
On sait tous que si Peter était un adolescent et non un enfants coincé à Neverland les choses seraient bien différentes : Wendy arreterait de jouer les saintes nitouches et Peter Pan sortirait avec elle. Il laisserait tomber la fée Clochette pour une partie de jambes en l'air avec une fille en chemise de nuit !
Pourquoi Wendy?
Si on y regarde de plus près on s'aperçoit dès le départ que les rôles sont bien répartis : Wendy endosse un rôle maternel avec les enfants perdus. Elle pose certaines règles et tente de mettre Peter Pan face à ses responsabilités.
Dès le départ elle fout la merde et le schéma parents/enfants est instauré par cette pimbeche anglaise.
Même sans extrapôler sur l'adolescence de Peter Pan et sur son éveil sexuel on voit tout de suite qu'en arrivant sur l'île Wendy chamboule tout. C'est la maman de l'île, elle materne ses petits frères et les enfants perdus, elle va même jusqu'à expliquer aux enfants perdus ce qu'est une maman et accepte d'être la leur.
Quelle est la place de Peter Pan là dedans ?
Si on continue sur notre lancée on se rend compte que Peter Pan est plus considéré comme le père des enfants perdus qu'un des leurs, même inconsciemment il joue (quoiqu'il en dise) le rôle de père puisqu'il s'est imposé en leader, les a recueillis sur l'île un à un et est prèt à intervenir à chaque fois qu'ils ont des ennuis.
Ajoutons à cela qu'il est plus âgé qu'eux et qu'il fait tout pour impressionner Wendy.
A partir de ce moment là on se rend compte que la boucle est bouclée, notre schéma apparait très clairement : le papa, la maman et les enfants.
Mais on fait quoi de la fée clochette ?
On l'embauche comme baby sitter quand Peter Pan et Wendy sortent en boîte?
Non je n'ai jamais compris pourquoi c'était Wendy et peter Pan au lieu de lui et clochette.
Wendy arrive et elle ramène avec elle tous les problèmes et les responsabilités des adultes. Elle est très différente de Peter, elle est consciente de la réalité et veut mettre Peter Pan face à ses responsabilités. Elle veut l'obliger à grandir.
Elle finit même par enlever la garde des enfants perdus à Peter Pan pour les adopter !
Je suis persuadée qu'avec la fée Clochette il serait plus heureux.
Tout d'abord, elle l'aime plus que tout car une fée à un tout petit coeur et n'a la place que pour une personne. cette personne c'est Peter Pan. Elle le connaît sur le bout des ailes, c'est sa meilleure amie, sa confidente.
De plus, c'est elle qui l'a trouvé et l'a emmené au pays imaginaire. elle l'a aidé a quitter le monde réel pour s'envoler vers un endroit magique. Ce n'est aps pour ensuite le faire chier avec des responsabilités et des devoirs à la con !
Sans elle, il n'est rien. Je me permets juste de rappeler que si Peter Pan vole c'est grâce à elle. Le jour ou elle décide de se barrer il aura l'air fin sans elle pour l'aider à voler et à se battre contre le capitaine crochet.
Ils se comprennent, veulent la même chose, se complètent et se défendent.
Seulement Peter Pan n'est pas fichu de comprendre que meêm si Wendy est l'équivalent d'une angelina jolie pour lui elle ne va lui apporter que des emmerdes.
Wendy est déjà (malgré elle) une adulte. elle a conscience qu'à un moment il faut arrêter de jouer et qu'il est temps de grandir.
Peter Pan, lui ne veut pas en prendre conscience ni même y penser. C'est à cause de cela qu'il est parti de chez lui. Ils n'ont pas la même vision des choses.
Enfin, quand on etudie la question d'un point de vue vestimentaire on voit tout de suite que celle qui gagne la bataille c'est clochette ! Sa petite robe verte étincelante est digne d'une veste Ralph Lauren et d'un sac Marc Jacob. A côté Wendy me fait presque de la peine avec sa chemise de nuit et ses vieilles anglaises.
Un jour je réécrirai l'histoire et cette fois-ci quand Clochette dira à Peter qu'il faut lapider "L'oiseau Wendy" et que celle-ci tombera dans la fôret, Peter pan la laissera crever et la donnera en pâté au crocodile.
Je remettrai les pendules à l'heure !
Il se rendra compte que c'est Clochette qui détient le secret du bonheur et qui lui fera rêver sa vie en couleur.
OUI ! Un jour je réécrirai l'histoire !
Quoiqu 'en fait j'ai peut être déjà commencé, allez savoir...
rupture et autres désagréments
Je ne sais pas ce qui m'a le plus fait bizarre : le fait qu'on soit là tous les deux, à marcher côte à côte tout en discutant de nos vacances alors que la dernière fois qu'on a fait ça on se tenait la main et on s'embrassait.
Qu'on essaye d'être deux adultes, de discuter de choses et d'autres tout en essayant de devenir amis et qu'il n'y ait plus cette continuelle tension sexuelle entre nous.
Ou qu'on parle beaucoup plus librement de tout ce qu'on a fait quand on était ensemble, qu'on parle sans taboo de notre relation alors qu'avant on agissait et on se taisait .
C'est tellement bizarre de voir que les barrières sont plus facilement franchissable quand l'enjeu est moindre.
Tous les deux on parlait très peu de sex. Une fois on a osé se poser une ou deux question sur ce que l'autre aimait mais ça ne compte qu'à moitié puisqu' on était quelque peu éméchés.
Pourtant on ne peu pas dire que nous étions deux enfants sages au lit ou ailleurs.
Seulement, le seul fait de lui parler de sex revenait à lui dévoiler ce que j'étais vraiment. Le sex c'est quelque chose de tellement personnel, qui est en chacun de nous, et vu que je nai jamais vraiment été moi même avec lui je n'allais pas lui parler de quelque chose qui me mettait à nue.
Alors voilà c'est très bizarre d'essayer changer de rapport avec une personne que vous connaissez depuis quelque temps. Essayer de passer d'une relation amoureuse à une relation amicale comme de passer d'une relation amicale à une relation amoureuse.
La donne entre les rapports change et il faut adopter un nouveau comportement et une façon de réagir différente.
Je pensais à ça alors que nous étions assis dans le jardin du Louvre a essayer de trouver un autres sujet de conversations que les vacances ( c'est à dire les nuages) qui avait été repris déjà deux fois en guise de bouée de sauvetage contre les intempéries du silence.
Je suis même allée plus loin dans la réflexion.
Au moment ou on essayait de sauver ce qu'il nous restait de conversation je me suis sentie observée par une bande de lycéenne qui passait.
Et en l'espace d'une seconde je me suis revue durant ces dernières années à regarder envieuse les filles qui discutaient ou marchaient avec un mec vraiment magnifique à leur côté et à me dire "pourquoi elle et pas moi".
J'ai toujours vu ces situations dans ce sens là, je me disais : "ces deux là ils sortent ensemble ou alors ça ne saurait tarder, à la fin de l'aprem il l'emballe"
Cet aprem je me suis rendue compte que jamais je ne m'étais dit que les deux personnes qui discutaient en face de moi pouvaient être deux anciens amants qui cherchaient tout simplement à trouver un nouvel équilibre pour une nouvelle relation.
Je ne pensais que dans un sens mais c'est en voyants ces filles cet après-midi qui me regardaient avec un air à la fois envieux et intrigué que je leur ait dit tout bas : "mes pauvres filles si seulement vous saviez..."
La prochaine fois que je vois un de ces couplesque je trouve énervant parce que le mec est soit disant plus beau que sa copine ou qu'ils sont magnifiques tous les deux et que moi je suis là à pester contre l'univers parce que je suis seule j'envisagerais les choses autrement et je choisirais la seconde option. C'est à dire : ce sont deux galèriens qui essayent de se remettrent d'une rupture et qui apparemment s'amusent autant que moi !
Je pense que ça m'évitera pas mal de prises de tête avec moi même!
Call an ambulance
Il y a trois mois je suis morte. Mon cœur s’est arrêté de battre. De là haut j’entendais l’infirmière dire au médecin « heure du décès : 12h50 ». Je suis morte comme ça, d’un coup. Ce n’est même pas moi qui l’aidécidé. Je n’ai pas voulu mourir et mon corps non plus. On a pris la décision à ma place. Je n’ai pas fait d’anévrisme, ni d’arrêt, on m’a débranchée ! Débranchée ! Oui, on a débranchée la machine qui me permettait de respirer. Comment peut-on faire ça ? On ne m’a même pas demandé si je voulais être débranchée, si je voulais partir. Ils ont dit que ça faisait trop longtemps que j’étais dans cet état et qu’ils ne pouvaient pas me garder plus longtemps accrochée à une machine. Je prenais trop de place dans l’hôpital. Je prenais trop de place dans leur cœur aussi vu la rapidité avec laquelle mes proches ont accepté. Alors voilà comment le 10 mars à 12h50 j’ai arrêté de vivre. La machine qui me tenait en vie a cessé son bip régulier pour laisser place à un horrible son continue qui vous annonce ( au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué) que votre patient est mort.
Le pire c’est qu’avant qu’on ne me branche à cette machine j’allais plutôt bien, bon je n’était pas non plus au meilleur de ma forme puisque j’étais à l’hôpital mais je n’étais pas sur mon lit de mort. On m’a branché en me faisant comprendre qu’il y avait de gros risques pour que je devienne dépendante d’elle.
J’ai pris une décision, je savais qu’il y avait deux issues possibles à cet acte : une bonne et une mauvaise.
Seulement dans ma tête je ne voyais que la bonne. Je me suis concentrée dessus et je n’ai pas voulu penser aux conséquences de la mauvaise. Je n’ai pas voulu les voir et je n’assume pas. Pourtant, il y avait un gros risque. En effet, me brancher à ce respirateur pouvait arranger les choses et me permettre de revivre normalement comme il pouvait les aggraver. Il y avait le risque que je devienne accro au respirateur, que je prenne goût à être assister, que petit à petit je ne sois plus capable respirer par moi même et que je tombe dans le coma. Seulement, cette machine pouvait arranger tous mes problèmes de santé et j’avais en moi une énorme dose d’espoir . Les chances pour que ça réussisse étaient avec moi et non contre moi. Alors j’étais décidée à aller mieux. Je suis consciente d’en avoir peut-être trop voulu mais je suis un être humain et l’être humain veut ce qu’il n’a pas. Il veut la lune et si on lui montre qu’il y a ne serait-ce qu’une infime chance de l’obtenir, et pour un peu qu’il soit « casse-cou » alors il tente sa chance . Le courageux ne vit pas longtemps mais le peureux, lui, ne vit jamais. Voilà comment je me suis retrouvée branchée sur le secteur de l’hôpital . Au début, rien n’annonçait un tel désastre, tout se passait bien, au début. Je me suis très vite adaptée à la machine, on m’y branchait trois heures par jour et mon corps ne faisait aucun rejet. Seulement, au bout de deux semaines je suis devenue dépendante, comme si on m’avait reliée à la machine avec de la morphine. Impossible de me l’enlever, car la coupure aurait été fatale. Le respirateur était trop perfectionné. J’en avais abusé et respirer toute seule m’aurait coûté la vie. Alors ils m’on laissé branchée. Mais j’ai fait en quelque sorte une overdose et au bout d’un mois je suis tombée dans le coma.
A partir de là c’est devenu particulier. Particulier car même si j’étais dans le coma j’entendais les gens parler autour de moi. Je n’étais pas consciente mais leur voix raisonnaient dans ma tête. Du coup je les entendais s’inquiéter, je sentais un malaise de leur part mais je m’en fichais, cela m’étais égal car pendant ce temps là, moi je rêvais. En fait j’étais heureuse, j’étais bien, j’étais dans un rêve permanent.
Je n’avais plus à me soucier de rien on faisait tout pour moi. En quelque sorte j'étais nourrie, logée et blanchie. J’étais loin, très loin, alors que tout le monde venait me voir jour après jour me parler. Alors qu’ils faisaient des efforts pour ne pas paraître trop paniqués quand ils étaient à mon chevet. Eh bien moi je rêvais. J’étais sur une autre planète, la planète ou tout est possible grâce à ma super machine à respirer.
C’était comme si je ne sentais plus rien, j’étais tellement bien, sur un petit nuage. Rien ne m’atteignait et mes rêves étaient magiques.
Durant les trois mois ou je suis restée dans le coma je me suis créée une nouvelle vie, j’avais l’impression d’être forte. Là bas, sur ma planète j’avais des nouveaux amis et j’étais bien dans mes baskets ! J’étais sereine et heureuse, même s’il m’est arrivé à deux ou trois reprises d’avoir d’horribles cauchemars.
C’était vers la fin, de loin, j’ai entendu le médecin dire à mes parents qu’il faudrait penser à me débrancher, qu’on avait dépassé le stade ou je pouvais revenir et qu’il n’y avait plus d’espoir. De plus, l’hôpital n’avait pas assez de places et il fallait laisser la place à des cas plus graves et urgent que le mien. Quand ces bribes de conversations venaient envahir mes rêves elles emmenaient avec elles les cauchemars. Ils n’ont fait leur apparition que que deux ou trois fois mais ils étaient tellement terrifiants que je n’avais plus de planète magique. Elle s’en allait et laissait place au vide. Avec eux arrivaient la peur, la tristesse, la paranoïa et la psychose. Mon paradis se changeait momentanément en enfer.
Ils auraient pu être un signal d’alarme me prévenir, me dire qu’il fallait que je me réveille, que je sorte du coma mais j’étais trop dépendante de la machine et tellement bien dans mes rêves que je n’aurai voulu pour rien au monde quitter mon petit nuage pour revenir vers le commun des mortels. Alors un jour ils ont décidé que c’était assez, que j’étais restée assez longtemps. Pour eux, j’avais empreinté plus qu’il ne fallait le respirateur et puisque tout espoir était perdu je devais céder ma place. D’autres personnes avaient besoin de ma chambre, de ma machine adorée et de mes rêves.
C’est comme ça qu’avec l’accord de mes parents on m’a débranchée.
C’est comme ça que le 10 mars 2009 à 12h50 je suis morte.
…
Il y a quatre mois Il m’a laissée tomber .
Mon cœur s’est arrêté de battre à 12h50 le 10 mars 2009.
Tout s’est arrêté d’un coup, comme ça sans prévenir! Seulement ce n’était ni un arrêt cardiaque, ni une rupture de l’anévrisme. Juste mon cœur qui s’est brisé, qu’on a brisé.
Mon cœur que quelqu’un a prit un jour dans ses mains, mon cœur que quelqu’un a bercé, a câliné, a aimé. Et, un jour, sans crier gare cette personne l’a laissé tomber. Celui- ci s’est brisé comme un vase qui tombe et se casse en mille morceaux contre le carrelage.
La raison? Il ne m’aimait plus ou en tout cas différemment.
Ca veut dire quoi différemment ?
Il aurait pu m’aimer différemment tout en continuant de tenir mon cœur entre ses mains. Cela faisait trois mois qu je ne vivais que pour lui. Trois mois durant lesquels il avait eu mon cœur et moi le siens. Je n’étais plus là. Je me levais, je pensais à lui. Je me couchais, je pensais à lui. Je mangeais, je dormais, je respirais T. J’étais devenue dépendante de lui, il était mon oxygène, ma raison de vivre. Alors quand il m’a dit que c’était finit il m’a privée d’air et a court-circuité mon organisme. Si je vivais c’était parce que je savais que j’allais le voir et être aimée. Il a tiré sur ma prise d’un coup sec et m’a débranchée.
Il a laissé ma prise vacante, errante, seule et malheureuse.
Il n’a même pas essayé de me ranimer, il m’a laissée là. Non, il s’en voulait trop, il ne s’attendait pas à faire ça ce jour là alors il m’a laissée et il est parti, confus et triste, mais il est parti.
Cela fait quatre mois que j’ère, que je suis sur « stand-by ». Mon cœur est en réparation et j’attends. Je suis dans une sorte de purgatoire. J’attends le feu vert, j’attends que quelqu’un vienne et me dise que c’est bon, que je peux renaître. Pour l’instant on pèse mon âme et j’attends de savoir si elle est assez légère pour repartir à zéro. Bientôt je serai un phœnix, je renaîtrai de mes cendres et peut-être que je pourrais donner de nouveau mon cœur à quelqu’un d’autre et que cette fois ci je ne m’arrêterai pas de respirer.
commençons par le commencement...
"Nouvelle for novel" est une un sorte d'autobiographie morcelée. J'écris des nouvelles, des morceaux de vies réelles ou fictives, ce qui me passe par la tête : questions existencielles d'une jeune fille de dix neuf ans
Certains dessinent, d'autres sculptent ou jouent d'un instrument, moi j'écris, j'ai besoin d'écrire pour avancer.
Alors voilà j'ai créé "nouvelles for novel", l'univers de missCAMC

